Une journée pour l’entrepreneuriat féminin dans les quartiers

Mardi 15 avril, la Villa Méditerranée accueillait un vrai événement solidaire, la journée « Femmes Solidarité Entreprises », ou comment peut-on se lancer dans l’entrepreneuriat quand on est une femme des quartiers ?

Le Club Marseille Terrafemina était au rendez-vous pour soutenir l’initiative de Marie-Françoise Colombani et Laure du Pavillon, directrices respectives des sociétés EpOke Conseil et Cœur d’Entreprise. Ces deux acolytes ont imaginé une journée d’ateliers, de conférences et d’échanges pour ces femmes souvent privées d’informations, ou pour lesquelles l’entrepreneuriat est un défi difficile à relever de part leur situation et environnement.
Pari gagné pour le duo, près de 400 femmes sont venues s’informer, échanger, trouver conseils, affûter leurs idées et écouter les témoignages d’entrepreneuses.

L’objectif est de réunir compétences et réseaux le temps d’une journée pour donner un coup de pouce à ces femmes pleines de projets. Mais aussi leur apporter un accompagnement, les orienter vers des associations qui puissent les guider dans toutes les étapes de la création de leur entreprise.

Tout au long de la journée, des ateliers en format convivial ont été proposés aux femmes, on y a parlé : formes juridiques d’entreprises, numérique pour booster son activité, élaboration de budget prévisionnel, étude de marché ou confiance en soi.
Les trois conférences ont réuni des intervenants aux profils multiples, aux parcours atypiques, des personnalités qui ont aussi bataillé pour réussir. Les  entrepreneuses en herbe sont ressorties plus motivées que jamais, des infos plein leur carnet, de nombreux contacts  en poche et surtout le sentiment d’être entourées !

Zoom sur Fatima Rhazi, Présidente de l’association « Femmes d’ici et d’ailleurs »
Arrivée du Maroc où elle était journaliste, Fatima découvre la souffrance morale des femmes immigrées en France et de leur situation. Elle décide alors de créer une association : au départ il s‘agit d’organiser des ateliers-culturels pour pallier le manque d’instruction et l’analphabétisme des femmes. Puis très vite, des actions de soutien scolaire, de couture et de cuisine se sont développées. « Chacune sait faire quelque chose, a appris sur le tas ». L’objectif « leur apprendre le français puis les accompagner vers un savoir-faire ». Ces femmes ont des compétences et peuvent les exploiter dans des métiers souvent  méconnus mais répandus dans les cultures des quartiers : décoratrice de pâtisserie, habilleuse pour les mariages, décoratrice de henné, ou encore couturière pour la confection des trousseaux. Le plus difficile reste souvent le financement des projets des femmes dit-elle, pour être libre une femme doit être financièrement indépendante.
Petit à petit, chacune prend confiance et développe sa propre entreprise, guidée par l’association. En 12 ans, « Femmes d’ici et d’ailleurs » a permis la création de 23 000 micro entreprises.

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